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 Auteur: Luc Ouimet
Crédits photo: Luc Ouimet
 
À titre d’explorateurs volontaires, tout au long de notre voyage de 2 mois, nous effectuons au Madagascar une mission de séjours dans des lieux d’hébergement principalement en zone rurale, éloignés du tourisme de masse et dont les retombées profitent aux communautés locales. Nous rencontrons les responsables, échangeons avec eux sur leur mode d’exploitation, sur les activités offertes et les possibilités d’expériences de partage avec les locaux. Nous y dormons, mangeons et vivons des activités proposées. Tout ceci dans le but de certifier ces hébergements pour qu’ils soient promus auprès de voyageurs cherchant à vivre des expériences solidaires de tourisme.
 
 
 Voici quelques anecdotes/ observations de notre séjour:
 
-Pour se marier, dans la tribu Bara (Madagascar en compte 18), le prétendant doit pouvoir voler un zébu (équivalent d’un bœuf) pour l’offrir au père de sa future épouse.
 
-Dans les villages éloignés des quelques centres urbains, les préoccupations de la vie quotidienne doivent obtenir l’assentiment ou leur règlement (en cas de conflits) du Chef de village…un vieux sage respecté.
 
-Un propriétaire jovial d’un site d’hébergement nous confiait qu’après avoir eu 4 filles qu’il verra partir un jour pour aller habiter avec leur mari, il a demandé et obtenu de son frère l’adoption permanente d’un de ses fils pour qu’il habite avec lui,grandisse avec lui et qu’un jour, comme c’est coutume ici, ce fils l’héberge et en prenne soin quand il sera devenu vieux. « C’est ça la retraite au Madagascar », dit-il. «Ici, on ne met pas les aînés dans des hospices…»
 
-Les gens sont sympas, tous curieux, timides d’approche, mais qui décrochent leurs plus beaux sourires dès qu’on leur en envoie un…un peuple «bon enfant» avec qui il fait bon vivre.
 
-Les nuits sont froides, vraiment froides dans les hautes terres, sur les plateaux…pas d’eau courante, peu d’électricité…des conditions quasi inhumaines…que du riz, du manioc, des patates à manger pour les enfants….et tu sais quoi ? Ils ont le sourire et la joie! Pour nous, les voyageurs, il en est autrement…les restaurants offrent des menus variés et des plats exquis…héritage de la colonisation française que les Malgaches ont chassée en 1960 … pour principale cause l’esclavage…Nous nous questionnons, France et moi, à savoir si l’esclavage n’existe toujours pas sous une forme déguisée aujourd’hui…en nous voyant se faire servir ces plats, offrir des demeures et des lits confortables, avoir accès à l’eau (froide et chaude) et…à traverser l’île au cours des 42 premiers jours avec un 4 x 4 costaud conduit par un chauffeur malgache, alors que tous ces gens qui nous entourent vivent dans des conditions difficiles, pieds nus, habillés des derniers restes d’une friperie, avec une alimentation réduite et peu variée qui s’approche de la mono-alimentation au riz..
 
-Les producteurs de zébus, dont la capitale est au sud, peuvent parcourir des distances à pied avec leurs troupeaux allant jusqu’à 400 kilomètres…un chef cuisinier français nous dit qu’à destination, la bête a perdu presque tous ses gras qui donnent la tendreté à la viande qui, une fois dans la poêle, se raidit…Collez bien vos dentiers !
 
-Propreté: Malgré sa pauvreté (le Madagascar aurait été classé 5ème pays le plus pauvre au monde il y a quelques années et aurait depuis perdu quelques positions dit-on), la propreté apparente se constate…très peu d’endroits où traînent des rebuts.
 
-Coût d’une maison:Une maison standard de 4 mètres x 4 mètres faite de terre avec toit de chaume coûte ici quelque $120… beaucoup d’argent estiment-ils…eux qui gagnent $1 à $2 par jour qui vont vite aux besoins de base.
 
-Chauffeur privé:La pratique touristique au Madagascar, grand pays au réseau routier pour le moins de qualité variable et avec peu de signalisation routière, veut qu’on loue une voiture avec chauffeur pour se déplacer , sinon c’est le taxi-brousse (petit bus bondé de gens et de marchandises, plus souvent qu’autrement «déguinglandé», qui part à ses heures et qui ne va pas partout forcément). Ainsi, les hébergements offrent de façon usuelle le gîte et le couvert à tous les chauffeurs des 4 x 4 de leurs clients… notre chauffeur, Eddy, est formidable: discret, ponctuel, professionnel, efficace.
 
-Rencontres de personnes spéciales: Avons fait des rencontres et vécu des moments mémorables…avec Thomas le maître-plongeur…avec Daniel le piroguier pêcheur devenu restaurateur avec ses fils…Avec Ari et Philippe, couple malgache-suisse… Momo l’organisateur enthousiaste…José le grand humaniste de l’ONG Bel Avenir…avec Laurent l’ex-navigateur échoué devenu hôtelier de prestige…et d’autres…tous des univers bien différents mais qui ont en commun la passion, le désir de la découverte et de la réalisation.
 
-Cérémoine de retournement des morts: coutume pratiquée encore ce jour par différents peuples du pays…après 5 ou 6 ans, quand les «chairs» se sont détachées des os, on déterre le mort, on lave les os puis on les enduit d’huile pour qu’ils se conservent davantage longtemps pour les envelopper à nouveau dans un nouveau linceul…et nous, les Vazas (étrangers) y sommes bienvenus sur invitation assez aisément obtenue…les gens s’arrachent les nattes qui ont servi de tapis aux dépouilles: elles porteraient chance!
 
-Se faire à manger ou aller au restaurant ? Quand on part pour de longs séjours, on a tendance à vouloir cuisiner soi-même tant pour respecter des budgets décents que pour retrouver des plats qu’on affectionne…eh bien ici, c’est l’exception ! S’alimenter à l’épicerie revient plus cher que d’aller au restaurant et les plats sont variés et, plus souvent qu’autrement, délicieux….à prix doux.
 
Galerie photos
Crédits photo Luc Ouimet
 

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